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Ouverture du Parcours de Formation-Recherche "Ecriture et architecture"

Ouverture du Parcours de Formation-Recherche "Ecriture et architecture"

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Projet d’étudiants en der­nière année de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de saint-Etienne et de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon

Projet pro­posé par l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de saint-Etienne et de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon (région Auvergne-Rhône-Alpes)

Ce projet s’appuie sur un Parcours Formation Recherche « Ecriture et Architecture » dont sont issus les étudiants du projet « Refuge d’écriture ».

L’ENS de Lyon et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Etienne expé­ri­men­tent, depuis l’année uni­ver­si­taire 2015-2016, un par­cours de for­ma­tion et de recher­che « Ecriture et archi­tec­ture », asso­ciant des étudiants des deux établissements, sous la res­pon­sa­bi­lité conjointe d’Eric Dayre (ENS de Lyon) et d’Evelyne Chalaye (ENSA Saint-Etienne).

Les objec­tifs de ce Parcours sont de per­met­tre aux étudiants de l’ENS de Lyon d’obser­ver pour­quoi et com­ment les pro­blé­ma­ti­ques de l’écriture tou­chent d’autres domai­nes que la lit­té­ra­ture et de donner accès aux étudiants de l’ENSASE à l’étude des inter­fa­ces entre pro­jets d’écriture, écriture cri­ti­que, poésie, anti­ci­pa­tion et fic­tions.

L’expé­rience par­ta­gée entre « écrivants » et « archi­tec­tes » s’incarne dans la pro­duc­tion d’un projet artis­ti­que commun (livre d’artiste et/ou d’une expo­si­tion). Pendant ce par­cours les étudiants appré­hen­dent l’orga­ni­sa­tion du tra­vail en équipe, l’expé­ri­men­ta­tion de la conduite de pro­jets plu­ri­dis­ci­pli­nai­res et multi-sup­ports, ainsi que les contrain­tes liées à la pro­duc­tion d’un pro­duit fini, sus­cep­ti­ble d’être publié, exposé ou dif­fusé. Cette ren­contre entre étudiants est enca­drée par des ensei­gnants cher­cheurs des deux ins­ti­tu­tions.

Ce par­cours qui vise à cons­truire une pas­se­relle entre démar­che d’écriture et démar­che de projet, s’ori­gine, chaque année, sur l’expé­rience sen­si­ble d’un ter­ri­toire ou d’un lieu. Il s’est foca­lisé, en 2016-2017, sur la décou­verte d’un ter­ri­toire ardé­chois, la com­mu­nauté de com­mu­nes de Saint-Félicien. Il a donné lieu à la maquette « d’une loge au bord du sen­tier » accom­pa­gnée d’un tra­vail d’écriture qui en décrit son site, son ins­tal­la­tion, sa maté­ria­lité, sa par­ti­tion, … son atmo­sphère, dans des genres lit­té­rai­res variés.

Le projet 2017/18 :

Dans le cadre de CREATION CAMPUS, il sera pro­posé, à un petit groupe d’étudiants de l’ENS Lyon et de l’ENSA Saint-Etienne, la créa­tion d’espa­ces col­lec­tifs dédiés à la créa­tion (à la lec­ture, l’écriture, comme au silence et à la musi­que), pro­jets qui don­ne­ront lieu à une réa­li­sa­tion qui sera ins­tal­lée à La Chaise-Dieu, à l’occa­sion du 52e Festival de Musique en octo­bre 2018.

Le projet s’ancrera sur des explo­ra­tions pré­li­mi­nai­res :

Le caba­non La maison de l’écriture • Parcours dans la « maison de l’écriture », cons­truite par la Fondation Jan Michalski, au lieu dit Bois Désert, au pied du jura suisse, à Montricher et réa­li­sée par les archi­tec­tes Vincent Mangeat et Pierre Wahlen. Il s’agit d’un lieu de ren­contres et de dia­lo­gue des écrivains, des artis­tes avec le public et de zones de tra­vail pour accueillir des écrivains en rési­dence. Huit caba­nes sont sus­pen­dues à la cano­pée de la maison de l’écriture en réfé­rence à la cabane pri­mi­tive - l’habi­tat mini­mal, au ser­vice d’un idéal d’écriture.

Proposition d’une visite com­men­tée, avec l’archi­tecte Vincent Mangeat, sur le site. Captations enre­gis­trées et fil­mées d’un inter­view pré­paré par les étudiants qui don­nera lieu à la res­ti­tu­tion d’un court-métrage/docu­men­taire et d’un inter­view écrit.

• Parcourir le caba­non de l’archi­tecte Le Corbusier à Roquebrune Cap Martin (Var) – France, 1951. Ce caba­non, arché­type de la cel­lule mini­mum est fondé sur une appro­che ergo­no­mi­que et fonc­tion­na­liste. Il fait réfé­rence aux dimen­sions du « Modulor » en recher­chant à adap­ter les mesu­res à l’échelle de l’homme. C’est un habi­tat qui fait écho aux réa­li­sa­tions d’auto-cons­truc­tion.

Proposition d’une visite afin de par­cou­rir le caba­non et son site pour mieux le connaî­tre par « l’expé­rience phy­si­que » de son espace. Les étudiants pren­dront connais­sance du projet par les des­sins, les écrits de Le Corbusier, la consul­ta­tion de ses « car­nets de cro­quis ». Un lien sera à établir avec la Fondation Le Corbusier déten­trice des docu­ments gra­phi­ques ori­gi­naux. Retranscription par le dessin-cro­quis, le relevé et l’écriture de l’atmo­sphère du lieu. Constitution d’un docu­ment « d’archi­ves pho­to­gra­phi­ques » du caba­non, de son seuil, dans son site.

Le projet de l’Atelier Commun s’exer­cera sur la com­mune de la Chaise-Dieu en Haute-Loire. En son centre-ville est implan­tée une ancienne abbaye béné­dic­tine d’archi­tec­ture gothi­que du XIe siècle, connue pour sa danse maca­bre et sa curieuse salle des échos et son fes­ti­val de musi­que fondé en 1966 par Georges Cziffra.

La place de l’écho, le cloî­tre, la place Lafayette ou le jardin public cons­ti­tuant les inter-espa­ces des bâti­ments abba­tiaux seront des lieux pos­si­bles pour l’implan­ta­tion d’une petite archi­tec­ture, d’une loge d’écriture, d’un refuge à écrivain ou à lec­teur, d’une « folie »dans son carac­tère éphémère, léger, simple, d’usage pra­ti­que et sur­tout pro­pice à l’écriture, à la lec­ture et peut être à « ne rien faire » sinon s’isoler.

Les étudiants des deux écoles mène­ront de front, un tra­vail de projet ainsi qu’un tra­vail d’écriture. Des ren­contres et cri­ti­ques de tra­vail du projet seront orga­ni­sées par les ensei­gnants res­pon­sa­bles des deux établissements. Ils pro­po­se­ront également des réu­nions de lec­ture cri­ti­que et une master class d’écriture avec la pré­sence d’un « invité ». D’autres échanges pour­ront avoir lieu à tra­vers la créa­tion d’un espace col­la­bo­ra­tif d’échange et de réflexion inter­net.

La res­ti­tu­tion de l’Atelier Commun consis­tera à la fabri­ca­tion et à l’ins­tal­la­tion du « refuge » dans les alen­tours de l’abba­tiale de la Chaise Dieu et d’une pré­sen­ta­tion des docu­ments d’élaboration des­si­nés et écrits lors d’une expo­si­tion sur le lieu et dans les deux établissements d’ensei­gne­ment.

« Refuge d’écriture » est pro­posé par des étudiants de l’ENS de Lyon, et des étudiants de qua­trième année de l’ENSASE (semes­tre 8) : la réa­li­sa­tion du projet aura lieu au terme du cursus.

Les nom, prénom, qua­lité (année et dis­ci­pline) des 10 étudiants sélec­tion­nés (en cours) seront com­mu­ni­qués en octo­bre. L’appel à projet ne permet d’iden­ti­fier encore au 29.09.2017 les étudiants du projet.

L’objec­tif de « Refuge d’écriture » est de penser, réflé­chir, conce­voir, se docu­men­ter et fabri­quer un habi­tat tem­po­raire d’iso­le­ment pour lire, écrire, contem­pler, ne rien faire... des acti­vi­tés dif­fi­ci­les à réa­li­ser dans un monde du trop plein et de l’accé­lé­ra­tion per­ma­nente. L’ensem­ble de ce projet sera co-réflé­chi, co-conçu, co-cons­truit par des étudiants de pro­fils dif­fé­rents sélec­tion­nés par les deux établissements, une école d’archi­tec­ture, l’autre, une grande école géné­ra­liste.

« Le refuge d’écriture » réa­lisé sur la com­mune de Chaise-Dieu en Haute Loire pour le Festival de Musique en octo­bre 2018 pourra être trans­porté et montré sur un des sites de l’Université de Lyon, soit à l’ENSASE, soit à l’ENS de Lyon, ou dans un autre lieu de pas­sage étudiants ouvert aux grand publics comme l’agora du siège de l’Université de Lyon. Ce projet fina­lisé en Haute Loire, sera inau­guré fin 2018 en novem­bre ou décem­bre sur un des sites d’ensei­gne­ments supé­rieurs sté­pha­nois ou lyon­nais en pré­sence des étudiants (ex-étudiants à la fin 2018) et accom­pa­gné d’une per­for­mance pour « habi­ter » ce refuge.

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