CERCC
 

Direction de programme de M. Guillaume Artous-Bouvet

De 2020 à 2026, les sémi­nai­res de Guillaume Artous-Bouvet dans le cadre de sa direc­tion de pro­gramme au Collège inter­na­tio­nal de Philosophie sur « poésie et auto­rité », sont accueillis et accom­pa­gnés par le CERCC.

Poésie et auto­rité. Déconstructions et recons­truc­tions poé­ti­ques de l’auto­rité.

Séminaire, les 20/02 (salle D2-034 ), /jeudi 19.03/jeudi 16.04/jeudi 14.05 (salle D2-002), série de séan­­ces vali­­da­­bles dans le cadre de LGC 4302 et LGC 4303.

Le sémi­naire de recher­ches sera accueilli dans les locaux de l’ENS Lyon, en col­la­bo­ra­tion avec le CERCC. La pre­mière année du sémi­naire visera à mettre en place les direc­tions théo­ri­ques et phi­lo­so­phi­ques de la recher­che. La deuxième année sup­po­sera d’invi­ter plu­sieurs inter­ve­nants dont le tra­vail met en jeu la ques­tion de l’auto­rité poé­ti­que, et de ses consé­quen­ces phi­lo­so­phi­ques.

Journées d’étude en col­la­bo­ra­tion avec le CERCC

Une jour­née d’étude per­met­tra d’appro­fon­dir les direc­tions ouver­tes par le sémi­naire en pro­po­sant de poser la ques­tion de la rela­tion entre poésie et auto­rité selon une pers­pec­tive élargie, s’orga­ni­sant selon trois pers­pec­ti­ves :
- une dimen­sion his­to­ri­que inter­ro­geant, selon une appro­che archéo­lo­gi­que (au sens fou­cal­dien), l’évolution du rap­port entre lit­té­ra­ture et auto­rité depuis l’Antiquité, en s’appuyant sur l’ana­lyse de quel­ques moments clés (Moyen Âge, la Renaissance, le Romantisme) pour défi­nir des confi­gu­ra­tions his­to­ri­ques spé­ci­fi­ques, et tenter de pro­duire une généa­lo­gie de la crise de l’auto­rité.
- une dimen­sion anthro­po­lo­gi­que, qui pour­rait s’ouvrir quant à elle à partir d’une pro­po­si­tion de Philippe Descola – consis­tant à consi­dé­rer l’idée de nature comme une cons­truc­tion cultu­relle – à la réflexion sur la lit­té­ra­ture. Y a-t-il ainsi une idée pas­to­rale propre à la lit­té­ra­ture, et notam­ment à la poésie ? La « nature » ne cons­ti­tue-t-elle pas à cer­tains égards une fic­tion lit­té­raire fonc­tion­nant, récur­si­ve­ment, comme une auto­rité pour la lit­té­ra­ture ?
- une dimen­sion écologique, enfin, pro­lon­geant les réflexions de Michel Deguy et Jean- Claude Pinson : si la poésie fonde ou refonde une auto­rité, elle des­sine ce fai­sant les voies d’une « habi­ta­tion poé­ti­que du monde » qu’il ne suffit pas de décrire à partir du para­digme hei­deg­gé­rien. La recons­truc­tion poé­ti­que de l’auto­rité promet en effet une redé­fi­ni­tion de la notion même d’habi­ta­tion : où l’écologie recroise l’anthro­po­lo­gie en ceci qu’elle impli­que une nou­velle situa­tion de l’humain sur la Terre.

Numéro de la revue Rue Descartes

En fonc­tion du résul­tat du sémi­naire et de la jour­née d’étude, il est envi­sagé de conduire un numéro de la revue Rue Descartes qui repo­se­rait la ques­tion désor­mais clas­si­que de l’habi­ta­tion poé­ti­que du monde. Trois axes pour­raient orga­ni­ser ce numéro : 1/ Heidegger / Hölderlin : l’idée d’habi­ta­tion ; 2/ Deguy : l’écologie de la catas­tro­phe ; 3/ Au-delà de l’oikos ? poésie et science-fic­tion.