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Infrastructures positives/Positive infrastructures

©AceRaiten

« INFRASTRUCTURES POSITIVES », ECRITURE ET ARCHITECTURE

Équipe : MM. DAYRE-WEI-TAUTEL-CHAZALON-KLEINEFENN

- 1. AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION DES VILLES.

Une recher­che sur la posi­tion des arts, de l’archi­tec­ture et de l’ingie­nié­rie au sein de la métro­pole contem­po­raine.

- Detailed report on the scien­ti­fic rea­li­za­tion of the ini­tial pro­ject since its offi­cial star­ting date

Une partie de l’équipe a exploré un vaste ter­ri­toire au plus près des métro­po­les en mou­ve­ment de la Chine et aussi dans la rura­lité chi­noise.

Ce grand tour a permis de faire émerger des exem­ples cor­res­pon­dant à notre recher­che. Les photos prises par notre pho­to­gra­phe pro­fes­sion­nel de l’équipe vont per­met­tre une édition de qua­lité. Des inter­views ont été également réa­li­sés. Ce pre­mier tra­vail permet de resi­tuer nos ques­tions dans un autre cadre que celui de l’Europe, de faire évoluer le concept d’ “Infrastructure Positive” et d’ouvrir une meilleure col­la­bo­ra­tion avec l’ECNU.

Notre explo­ra­tion des ter­ri­toi­res chi­nois a débuté le 18 août à Taïwan car un des ensei­gnants de ECNU nous avait signalé un tra­vail inté­res­sant d’un ate­lier d’archi­tec­ture : “field office”. Mais notre décou­verte de Taïpei nous a permis de faire appa­raî­tre 3 pro­jets :

1-le sys­tème mobile “marché de nuit” : mon­tage par­tagé sur voirie pour ins­tal­la­tion d’un vaste res­tau­rant de nuit.

2-le sys­tème fixe d’ins­tal­la­tions de pro­duits de récu­pé­ra­tion (contai­ners bri­co­lés) pour créa­tion d’une halle de res­tau­rant col­lec­tif dans un parc : MAJI2. 3-la trans­for­ma­tion d’une ruine indus­trielle comme lieu de qua­lité par­tagé en plein centre de Taïpei : HUAHANSPOT.

Le dépla­ce­ment à Yilan à une cin­quan­taine de kilo­mè­tres de Taïpei nous a permis de visi­ter 5 œuvres de l’ate­lier “field office”.

Nous décou­vrions également un projet qui ren­trait plei­ne­ment dans notre concept d’I.P. : la gare de Dongshan cons­ti­tuée d’un grand ouvrage d’art en forme de pont abri­tant des acti­vi­tés ludi­ques des pro­ches habi­tants.

Le 25 août nous par­tions pour Hong-Kong afin de ren­contrer l’ate­lier RUF : Rural Urban Framework dont nous connais­sions le tra­vail par un ouvrage édité en Suisse

Nous allions décou­vrir un très inté­res­sant exem­ple d’I.P. : le concept “Foot brid­ges” véri­ta­ble seconde ville créée par une mul­ti­pli­cité de vastes pas­se­rel­les et d’esca­la­tors reliant bateaux jusqu’à la porte de son habi­ta­tion à tra­vers un par­cours extra­or­di­naire.

Il était convenu d’aller visi­ter deux œuvres de l’agence RUF dans la cam­pa­gne des envi­rons de Canton. Un rendez vous avait été pris avec un ensei­gnant de ECNU à Canton (Guanzhou) qui nous a accom­pa­gné pour ces visi­tes. Nous avons été très cha­leu­reu­se­ment accueilli par les com­man­di­tai­res de ces pro­jets et les ins­ti­tu­teurs qui ensei­gnent dans ces deux écoles. La visite des deux écoles s’est effec­tuée le même jour. Puis nous sommes reve­nus par la ville de Shenzen avant de reve­nir à Hong-Kong pour inter­vie­wer John LIN l’un des deux asso­ciés de l’agence RUF dont les bureaux exis­tent au sein de l’uni­ver­sité de Hong-Kong. Nous quit­tions Hong-Kong pour la France le 3 sep­tem­bre avec donc 12 pro­jets de IP qu’il nous faut main­te­nant ana­ly­ser.

Notre col­la­bo­ra­tion avec ECNU nous a emme­nés dans le Fujian en avril où nous avions dirigé un work­shop avec nos étudiants. Un aspect du tra­vail avait été de rele­ver un bâti­ment issu de l’archi­tec­ture tra­di­tion­nelle de l’ancienne Chine. Nous pen­sons inté­grer ce bâti­ment très par­ti­cu­lier dans notre étude mais devons en parler à nos asso­ciés de ECNU.

2-UN ETAT DES LIEUX OU SE MÊLENT CATASTROPHES ET ESPOIRS

- Les nou­vel­les pro­po­si­tions de l’envi­ron­ne­ment humain en Chine ? Comprendre l’incom­pré­hen­si­ble.

En 2011 , comme avait tenté de démon­ter les dif­fé­rents cou­rants de l’urba­nisme Françoise Choay en 1965, Françoise Fromont essaie de trai­ter, avec dif­fi­culté, de cet inclas­sa­ble « mou­ve­ment » auquel on assiste fina­le­ment à tra­vers la pla­nète et qui devient une réa­lité « aug­men­tée » unique en Chine. Ce mou­ve­ment appar­tient à une utopie urba­nis­ti­que basée sur la consom­ma­tion et des cons­truc­tions nou­vel­les de loge­ments col­lec­tifs en hau­teur jux­ta­po­sés : il est un mon­tage prag­ma­ti­que finan­cier à partir d’un fond zoné sans limite, de l’idée de la fuite de la ville mais aussi de la cam­pa­gne, de l’idée de la mise en place d’un sys­tème sec­to­risé à voi­tu­res, l’idée de la rési­dence dans le parc privé et l’idée du grand jardin avec aussi la mise en place d’un style folk­lo­ri­que enfin le tout est basé sur la des­truc­tion de l’ancien et donc du ter­ri­toire. C’est en celà que ce déve­lop­pe­ment repré­sente un danger mortel pour la Chine car il est « anti-dura­ble », et pro­vo­que toutes les pol­lu­tions.

Ce pro­ces­sus va plus vite que les réflexions et nous avons un monde désor­mais vivant dans cette réa­lité cons­truite hors des villes.

L’un des points est aussi l’idée de sépa­ra­tion (comme en France entre ingé­nie­rie et archi­tec­ture). On sépare les bâti­ments de leur contexte, l’envi­ron­ne­ment est limité à un décor fleuri. Alors l’archi­tec­ture rede­vient « Beaux-Arts » : on revient à l’excep­tion­nel : l’artiste par rap­port à la masse. Ce sont des joyaux chers expo­sés. Mais il y a les habi­tants qui pos­sè­dent une grande habi­tude de la vie dans leurs ancien­nes rues et leurs anciens quar­tiers : une tra­di­tion de la vie urbaine.

- Pointer les pous­ses de réac­tions posi­ti­ves en Chine En Chine , Par rap­port à la des­truc­tion de la tra­di­tion : Les voies en cours de réac­tion :

- renou­ve­ler le lan­gage de la tra­di­tion en l’inter­pré­tant

- cons­truire avec les ruines de la des­truc­tion (Wang Shu)…

- Infrastructures posi­ti­ves et pay­sage

- Nous recher­chons les éléments aptes à pro­duire des struc­tu­res de déve­lop­pe­ment ayant voca­tion à orien­ter « posi­ti­ve­ment » la crois­sance des villes. C’est à dire ce qui crée une « Gestalt » qui tire vers le haut à partir d’éléments quo­ti­diens.

- Les infra­struc­tu­res repré­sen­tent des points fon­da­men­taux du déve­lop­pe­ment des villes et des métro­po­les de par leur sta­bi­lité dans le temps : elles don­nent l’iden­tité des ter­ri­toi­res

- Les infra­struc­tu­res posi­ti­ves repré­sen­tent le moyen de créer plus qu’un bâti­ment ou une gare mais un ensem­ble d’évènements cohé­rents entre pay­sage, ingé­nie­rie, lumière , espa­ces, réseaux.

- Pourtant ces infra­struc­tu­res en géné­ral échappent à la créa­tion : il n’y a aucun souci du pay­sage.

LE PROJET DÉFINITIF :
- NOUVELLES INFRASTRUCTURES POSITIVES EN CHINE

Suite au début de notre étude voici com­ment évolue notre concept notam­ment depuis notre recher­che des infra­struc­tu­res posi­ti­ves en Chine. Sont ras­sem­blés pour nous sous cette appel­la­tion toutes les fabri­ca­tions d’espace qui par delà leur fonc­tion­na­lité deman­dée, créent une voca­tion « citoyenne » à ses usa­gers : soit un sen­ti­ment d’exis­tence « posi­tif » dans la ville, per­met­tant un petit mor­ceau de vie de s’y dérou­ler. Ce sont aussi autant de point d’accro­ches de fic­tions : autant d’usa­gers autant d’his­toi­res.

Ces lieux dans le ter­ri­toire pour­raient être pris comme autant de point de féconda­tion de la ville : ils sont indis­pen­sa­bles pour créer la ville.

Plan et projet en déve­lop­pe­ment :

- ce pan de la fic­tion pos­si­ble est déve­loppé par un membre de l’équipe sur une partie « bis » de l’ouvrage.

- Il nous faudra expli­ci­ter ce qui fait le + posi­tif ou le – néga­tif en pre­nant des exem­ples très pro­ches for­mel­le­ment.

- La dif­fé­rence se fait tou­jours par la cons­cience créa­trice qui a pré­sidé à la f fabri­ca­tion.

La com­pré­hen­sion des IPs impli­que de réflé­chir à tous les éléments qui impli­quent les nou­veaux modes et les nou­vel­les pro­po­si­tions d’orga­ni­sa­tion, c’est-à-dire de nou­veaux modes de repré­sen­ta­tion artis­ti­que et cultu­relle de la vie et de son expé­rience. Les IPs concer­nent aussi la com­pré­hen­sion et la modi­fi­ca­tion des états d’esprit et des struc­tu­res de rai­son­ne­ment héri­tés des cin­quante der­niè­res années et qui ont permis aux pro­blè­mes d’app­pa­raî­tre. Dans cette direc­tion, les scien­ces humai­nes, la socio­lo­gie, l’anthro­po­lo­gie mais aussi une appro­che com­pa­ra­tive géné­rale des sys­tè­mes repré­sen­ta­tion­nels du monde moderne en archi­tec­ture et au delà, de l’ idéo­lo­gie, de la fic­tion, de la lit­té­ra­ture et des arts visuels sont impli­qués dans notre appro­che.

Les IPs cor­res­pon­dent à une com­pré­hen­sion pra­ti­que et à une appli­ca­tion de toutes formes qui pro­meu­vent un mode de vie nou­veau, meilleur et plus humain.

- chaque exem­ple est montré avec 1 ou 2 photos prin­ci­pa­les. Il est ensuite expli­qué par d’autres photos per­met­tant d’illus­trer des com­men­tai­res. Il est redes­sinné sous forme de schéma pour en com­pren­dre le plan et les coupes. (axo­no­mé­trie, shémas…), sa situa­tion et son inté­gra­tion dans son proche pay­sage. Le com­men­taire permet de poin­ter ce qui en fait un élément remar­qua­ble et par quel manière il est in point de « pol­li­ni­sa­tion » urbaine.

- Nous avons recueilli 13 exem­ples en Chine, d’autres exem­ples res­tent à ins­truire avec la par­ti­ci­pa­tion de notre par­te­naire ECNU.

- 3 à 4 exem­ples récents dans la Chine conti­nen­tale

- 1 exem­ple ancien (nous avons tra­vailler sur le relevé d’un bâti­ment rural du Fujian) Pour cela nous devons tra­vailler plus étroitement avec nos par­te­nai­res de ECNU. Nous pro­fi­te­rons de l’invi­ta­tion de 2 mem­bres de l’équipe en novem­bre 2016 pour le forum « The reno­va­tion design of Chinese Towns and vil­la­ges ».

- L’idée est de faire un livre de qua­lité où images et textes se ren­voient comme des ques­tions.

- Une fois l’ouvrage cons­ti­tué, il s’agira de le mettre en page et de bien faire les tra­duc­tions entre l’anglais et le chi­nois. IL serait en 2 par­ties ; l’une sur la recher­che des infra­struc­tu­res posi­ti­ves, l’autre sur la fic­tion et la ville.

- Nous ne man­que­rons pas de faire une intro­duc­tion impor­tante pour mon­trer l’ori­gine du concept d’infra­struc­ture posi­tive avec les exem­ples que nous avions étudiées en Suisse.

-UN QUESTIONNEMENT DU CÔTÉ DE L’EUROPE

Un inter­view sera effec­tué auprès de deux créa­teurs contem­po­rains ou trois. Deux per­son­nes contac­tées sont d’accord pour répon­dre en fran­çais à un ques­tion­naire autour des rela­tions créa­tion-cons­truc­tion-civi­lité.

il s’agit de : Renato SALVI archi­tecte et de Andréa PEDRAZZINI ingé­nieur qui tra­vaillent arda­ment à l’idée d’une concep­tion créa­trice struc­tu­relle capa­ble de fédé­rer beauté et sesn du pay­sage ou de la ville. Renato SALVI est suisse ori­gi­naire de Valais et a créé une auto­route impor­tante. Andréa PEDRAZZINI a réa­lisé des ouvra­ges d’art et des équipements remar­qua­bles, il est ori­gi­niare du Tessin suisse. Une troi­sième per­sonne pourra être appro­chée : il s’agit de l’archi­tecte Rolf MÜHLTHALER a qui on doit de nom­breu­ses œuvres en « infra­struc­ture posi­ti­ves » à Bern en Suisse. L’inter­view sera en alle­mand.

Par rap­port à notre concept d’infra­struc­tu­res posi­ti­ves nous pou­vons établir une clas­si­fi­ca­tion des éléments ren­contrés.

- Symposium : « Conscience créa­trice et inno­va­trice : poé­ti­que, éthique et ingé­nie­rie des infra­struc­tu­res posi­ti­ves”

afin d’ accom­pa­gner ou suivre la publi­ca­tion du livre, nous orga­ni­se­rons en octo­bre 2017 un col­lo­que ras­sem­blant les cher­cheurs du projet et des invi­tés exté­rieurs, pour réflé­chir à l’archi­tec­ture post-prag­ma­ti­que, post-consu­mé­riste en Europe et en Chine. « La cons­cience créa­trice et inno­vante : poé­ti­que, éthique et ingé­nie­rie des Infrastructures posi­ti­ves ». Ce sym­po­sium sera l’occa­sion d’abor­der la défi­ni­tion et la des­crip­tion ce ce qui est nou­veau dans les Ips par rap­port aux pra­ti­ques actuel­les.

Voir le pro­gramme de for­ma­tion-recher­che adossé (niveau Master)