CERCC
 

Le 26 avril 2018, Journée d’étude : "Connaître le bonheur", organisée par Konrad Kaniuk, Doctorant au CERCC et Alphonse Clarou.

Le 26 avril 2018, "Connaître le bonheur"

Journée d’étude

* (« Non. Encore une seconde. Rien qu’une. Le temps d’aspi­rer ce vide. Connaître le bon­heur. »)

Samuel Beckett

Le titre de cette jour­née d’études emprunte à Mal vu mal dit de Beckett (1981) sa der­nière phrase. Celle-ci agit comme une sorte d’énigme : se mani­fes­tant en effet à la fin d’un texte dans lequel il ne semble pas, au pre­mier abord, ques­tion de bon­heur. Ouverture ou clô­ture, fin d’une tra­ver­sée mal vue, mal dite, c’est l’énigme de cette étrange connais­sance que la jour­née d’études invite à penser. En pre­nant cepen­dant en compte quel­ques préa­la­bles : le bon­heur en ques­tion (et plus pré­ci­sé­ment : son connaî­tre) n’est pas celui qui résul­te­rait d’une clas­si­que cathar­sis. Il n’est pas non plus celui qui advien­drait à la fin (dénoue­ment tra­gi­que ou comi­que) d’une inver­sion des valeurs, qui don­ne­rait une posi­ti­vité nou­velle à ce qui est ordi­nai­re­ment tenu pour néga­tif. Qu’il relève du hasard ou de la sur­prise, d’une fin, d’une action ou sim­ple­ment d’un fait, il n’est pas par ailleurs le signe d’un humour dou­teux, qui ferait de l’ironie un moyen d’éviter de regar­der en face l’envers pré­ci­sé­ment du bon­heur. Il semble en revan­che ren­voyer à un tra­vail du (mal) dire et du (mal) voir, avec quoi faire avec, en se tenant à hau­teur de ce qui ne se laisse ni (bien) dire ni (bien) voir dans le cours ordonné des choses. Quelles sont la nature et les fonc­tions de cet étrange bon­heur quand, dans l’espace de l’art et de la lit­té­ra­ture, la pensée se tient au plus près de son envers ? Quel tra­vail est-il en mesure de sculp­ter ou de rendre cette connais­sance du bon­heur ? Le choix d’objets – scènes de théâ­tre ou de lit­té­ra­ture, de pensée ou de musi­que, d’images ou de poèmes, de bri­co­lage ou de char­pente – se veut aussi libre que pos­si­ble. Les inter­ven­tions dure­ront entre 10 et 50 minu­tes.

Konrad Kaniuk, Alphonse Clarou.

Programmme des inter­ven­tions en pré­pa­ra­tion