CERCC
 

Séminaire. Philosophie, art et littérature. Le poème, l’indéconstructible : lectures de Derrida

Guillaume Artous-Bouvet et Eric Dayre

Le poème, l’indé­cons­truc­ti­ble : lec­tu­res de Derrida

Les infor­ma­tions sui­van­tes à titre indi­ca­tif sont à véri­fier sur www.ciph.org

10h00-12h00

Salle D4-024, École nor­male supé­rieure de Lyon, site Descartes, 15 parvis René Descartes, 69007 Lyon

Jeu 25 fév, Jeu 25 mars, Jeu 29 avr, Jeu 27 mai 2021

Le lien de visio­confé­rence sera indi­qué sur notre site Séminaire orga­nisé avec le sou­tien de l’ENS Lyon, en col­la­bo­ra­tion avec le CERCC.

L’œuvre de Jacques Derrida n’aura cessé d’inter­ro­ger la poésie et le poème, à tra­vers une confron­ta­tion insis­tante à un corpus poé­ti­que cons­ti­tué par cer­tains des plus grands noms de la moder­nité : Mallarmé, Artaud, Ponge, Celan, Genet, pour n’en citer que quel­ques-uns.

Le poème y est d’abord (1960-1970) saisi comme l’incar­na­tion du rêve logo­cen­tri­que d’une parole pré­sente à elle-même, contrac­tée et confi­gu­rée dans l’unité d’un seul souf­fle (chez Rousseau). Déconstruit pour en reconduire l’occur­rence à l’imma­nence géné­rale d’une lit­té­ra­ture faite Texte, il devien­dra (avec Mallarmé notam­ment) l’un des ins­tru­ments les plus puis­sants de l’opé­ra­tion de décons­truc­tion.

Mais le poème résiste et insiste en son lieu sin­gu­lier, à partir notam­ment des années quatre-vingt : à l’effort décons­truc­teur, il objecte déci­dé­ment sa « chose » (Signéponge), l’effet ver­ti­gi­neux de son secret (Schibboleth), l’ité­ra­tion sans fin de sa redite (Feu la cendre). Ce sémi­naire se pro­pose dès lors de mon­trer com­ment le poème appa­raît au terme de l’iti­né­raire der­ri­dien, comme l’un des noms de l’indé­cons­truc­ti­ble.